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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 18:11

Par Zakdoeken










Hier j’ai visité l’exposition « Superdome » à Palais de Tokyo qui, à vrai dire, m’a un peu embrouillée (peut-être le « chaos » est trop présent). Il s’agit d’une exposition organisée autour des travaux de cinq artistes, enfin, il y a cinq petites expositions placées sous le signe du chaos comme du divertissement les plus fous. Les noms des artistes ainsi que de leurs œuvres sont, comme il suit : Fabien Giraud et Raphaël Siboni «  Last manœuvres in the dark » ; Jonathan Monk «  Time between spaces » ; Arcangelo Sassolino « Afasia 1 » ; Daniel Firman «  Würsa (à 18 000 Km de la terre) et Christophe Büchel « Dump ».

Les expositions, collectivement intitulées Superdome, en référence à ce lieu mythique de la Nouvelle-Orléans, à la fois terrain de jeu du Superbowl et refuge des sinistrés de l'ouragan Katrina, rendent compte d'une schizophrénie contemporaine entre détresse et divertissement. On y trouve un amas de détritus (Christophe Büchel «  Dump »), un éléphant en équilibre sur sa trompe (Daniel Firman «  Würsa (à 18 000 Km de la terre), un canon à bouteille de bière (Arcangelo Sassolino « Afasia 1 »)  & une armée de Dark Vador qui ont pour but de composer le tube le plus sombre de l'histoire de la musique (Fabien Giraud et Raphaël Siboni «  Last manœuvres in the dark »)! L’installation de Christophe Büchel n’était pas ouverte lors de ma visite ni le projet sonore de Jonathan Monk ; pour ce dernier je sais qu’il se passe dans certains horaires mais pour l’installation, malheureusement j’ignore où elle se trouve.

L’œuvre qui m’a impressionnée le plus, des ceux que j’ai pu voir, c’était «  Würsa (à 18 000 Km de la terre) » de Daniel Firman.















Ici, une sculpture hyperréaliste d’un éléphant qui tient en équilibre sur sa trompe et malgré « l’absurdité » de sa pose il semble très stable. Je dit absurdité parce que c’est évident que c’est tout à fait contre les lois de la gravitation. En même temps, selon l’artiste, cela peut être possible. Après des calcules scientifiques il réalise que cette pose peut se produire à 18 000 Km de la Terre, ou sur une planète de 2484 Km de circonférence, à faible gravitation. J’aime bien que l’œuvre de Firman soit une sorte de moquerie avec la loi de la gravitation, avec quelque chose que nous acceptons comme pure constante. Jusqu’à présente je n’ai pas vu un artiste qui aborde le sujet de la gravitation et qui joue aisément avec elle.

Un autre œuvre devant laquelle je ne suis pas restée indifférente c’est « Afasia 1 »  de Arcangelo Sassolino – une machine diabolique qui m’a effrayé ! Il s’agit d’une machine qui propulse des bouteilles de bière à 600 km/h contre une plaque grâce à de l’azote comprimé ce qui produise une son brusque et assourdissante. Pour la création de cette installation l’artiste est inspiré par les cultures pop-rock et les environnements urbains et son but ici et d’engager le spectateur dans un rapport à l’œuvre non seulement intellectuel mais aussi physique.

Voici une vidéo du vernissage de l'exposition où vous pouvez voir  l'oeuvre " Afasia 1" ainsi que le reste de l'exposition.


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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 17:56

Par Zakdoeken





















Il reste un mois encore jusqu’à la fin de l’exposition Figuration narrative au Grand Palais, donc si vous ne l’avez pas vue je vous conseille fortement de le faire. C’était un parcours très agréable pour moi, j’ai trouvé cette exposition très bien conçue, actuelle et chargée de l’énergie, de couleurs, des images et des messages qui débordaient des œuvres.

La figuration narrative est née dans les années soixante étant conçu pas tellement comme un mouvement mais comme un phénomène, une sorte d’équivalent au Pop art américaine. Elle est formée autour de l’action des artistes Erro, Fromanger, Arroyo, Klasen, Monory, Rancillac et Télémaque qui ressemblent tout un collectif multiculturel de 34 artistes tous inspirés par le bande dessinée, de la photographie, du cinéma ou des images d'actualité. Ils avaient aussi en commun un grand sens de la couleur qu’ils utilisaient souvent pure et aplat ; une couleur qui explose et inonde l’espace. Ce qui me rappelle, d’ailleurs, à l’œuvre de Gérard Fromanger «  Le soleil inonde ma toile » : un oeuvre tout pur mais en même temps tout explicite et surtout chargé de chaleur et positivisme.

















L’exposition se divise en six sections dont chacune est liée aux thématiques les plus  essentiels et le plus souvent débordées dans les oeuvres des artistes : Aux origines de la figuration narrative, l’exposition « Mythologies quotidiennes (1964), Objets et bandes dessinées, L’art du détournement, La peinture est un roman noir, Une figuration narrative. Dans chaque section s’inscrit l’engagement des artistes envers la réalité sociale, la politique, les objets des masses médias. Par le biais de l’illustration  ils débordent des sujets qui sont tout à fait actuelles aujourd’hui (d’après moi l’illustration reste l’un des plus réussies      procédées pour transmettre un message, pour mettre l’accent sur certaines évènements culturels, politiques, sociales ou juste pour raconter une histoire de manière captivante.)

Au début de mon parcours je me suis amusée, c’était un moment de légèreté et de pur plaisir de contempler. Peu à peu le « jeu » avec les œuvres était suivie par une série des sentiments très diverses, provoquées par les contenus des œuvres. Humour, parodie, choc, angoisse, paradoxe : une palette de sensations.

Parmi mes œuvres préfères c’est « Le grand Méchoui, ou douze ans d’Histoire » par le Coopérative des Malassis, dont les fondateurs sont Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré et Gérard Tisserand. Malheureusement je n’ai pas de photo à montrer mais il s’agit de fresque de 65 m de long et de 1,60 m de haut. Liée à l’idée de révolution, en 1972 par commande de Georges Pompidou les artistes  réalisent "Le Grand Méchoui", qui décode l’histoire politique de la cinquième République en associant humour et dramatisation. . Il s'y inscrit la destinée de la majorité silencieuse, symbolisée par le troupeau de moutons, qui effrayée par la confusion politique née de la guerre d'Algérie va préférer s'en remettre à un homme providentiel. Tout est crée par une lecture simple empruntant à l'imagerie populaire : moutons, cochons, rats...

Voilà ce que disent Jean-Claude Latil et Henri Cueco à propos de l’œuvre :

« On voulait raconter, faire le procès du gaullisme, de son arrivée au pouvoir et de ses scandales inimaginalbes, scandales immobiliers, le métro de Charonne... En évitant de produire des oeuvres d'une simple valeur esthétique, on y allait, puisque de toute façon on ne peut jamais échapper aux institutions sans adhérer au régime mais en le condamnant. »

Jean-Claude Latil, 2 avril 1993

« En se mettant face aux policiers, on a "débarrassé" le lieu, avec ses soixante tableaux que les gens nous ont aidé à porter, on a avancé sous les applaudissements, et la presse, le cinéma, tout le monde a couvert, on a eu une presse mondiale comme il n'y en a peut-être jamais eu pour une exposition. D'emblée, on est devenu des vedettes négatives, des vedettes de la contestation... »

Henri Cueco, 1er avril 1993

En la regardant j’ai simplèment résté sens mots, et cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps.

Pour plus d’information sur l’exposition vous pouvez visiter le site officiel

http://www.rmn.fr/Figuration-narrative

Marta.

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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 17:21

Par Zakdoeken
Les trois exemples que je viens de donnés me font pensé à une théorie élaborée par Benjamin ; une théorie des changements de perception de l’homme face à l’œuvre d’art changeante à cause des nouvelles technologies. Ce qui se dégage de la réflexion de Benjamin c'est que le développement des techniques de reproduction a changé la perception du spectateur, qui paradoxalement a l'impression que l'art lui est plus accessible (il peut avoir accès à des images en permanence). Bien qu’ici ne s’agit pas de l’œuvre d’art mais des instruments de musique électronique, le plus important ce qui lie les deux et que le rapport entre lesspectateur et le médium ou bien le créateur et le médium s’est transformée et, désormais, l’acte de création devient plus accessible.

Le 9 avril 2008 à la Maison de la Villette fut présenté, pour la première fois en France, le Tenori-on – contrôleur de sons capable de séquencer très rapidement des arrangements musicaux complexes.
C’est un produit issu de la collaboration entre Yamaha et le japonais Toshio Iwai qui, dans son sens, unit d’une façon exceptionnelle le son et la lumière et  métamorphose le processus de création de la musique. Il devient possible de « dessiner » la musique, ainsi que de la regarder. C’est une matrice de 16×16 diodes LED sonores permettant de créer intuitivement de la musique. A chaque ligne correspond une voix ou une note qui peuvent être synchronisées et jouées en même temps lorsqu’on appuie dessus. L’instrument possède 253 sons internes regroupés de façon intuitive, depuis les percussions et les cordes aux basses, pads, leads et autres sons percussifs et synthétiques, depuis les sons les plus traditionnels aux plus éthérés et ethniques. Les sons internes couvriront la majorité des besoins, mais il est possible d’élargir la palette sonore en y ajoutant nos propres échantillons – 48 pour être précis. Un logiciel fourni permet d’importer facilement des sons.

Lors de la soirée on a insisté aux performances des artistes issus des cultures électroniques comme Robert Lippok, Sutekh, Krikor, Pole, I am Robot and Proud et Nathan Michel. Il y avait également quelques instruments à disposition de la publique. J’ai essayé l’un d’eux et je me suis amusée à créer de la « musique » en dessinant des différentes formes géométriques – lignes, carrés, cercles…

Pour voir des photos et reportages de la soirée vous pouvez visiter le site en myspace : http://www.myspace.com/tenorionparis

et pour vous informer sur le design et les caractéristiques du produit vous pouvez visiter le site de yamaha : http://www.global.yamaha.com/design/tenori-on/swf/index.html


J’ai fait une recherche sur internent et j’ai trouvé d’autres instruments semblables pour création du son électronique comme le Reactable et le Scrapple.

 

Reactable est le projet de recherche d'une université barcelonaise démarré il y deux ans.

 

C’est une table a musique electro-acoustique multi-utilisateurs. En déplaçant des objets sur la surface de la table translucide cela créé différent son type synthétiseur modulaire. Plusieurs utilisateurs peuvent modifier les paramètres du synthétiseur en même temps via une interface très intuitive. Une caméra analyse en effet tous les mouvements effectués sur la table translucide, sur laquelle chaque objet représente les composants habituels d'un synthétiseur modulaire. Un projecteur placé sous la table dessine enfin des animations et sert d'indicateur visuel.



Pour voir des demonstration vidéo et photos vous pouvez visiter le site http://reactable.iua.upf.edu/?media


Un troisième instrument du même ordre, qui joue plutôt comme une installation interactive, c’est le Scrapple de Golan Levin et Zachary Lieberman.


 

C’est un table de 3 mètres de long qui produit une boucle sonore de 4 secondes, permettant aux utilisateurs d’expérimenter librement une composition interactive et audiovisuelle à partir d’éléments tangibles. Scrapple scanne une surface plane comme si il s’agissait d’une partition musicale “spectographique”, en produisant le son en temps réel à partir des objets se trouvant sous l’oeil de la camera. Le dispositif utilise une variété de formes ludiques. En particulier, de longues courbes flexibles permettent la création de mélodies. Ce type d’objet placé de manière transversale sur la largeur de la table génère des tonalités dont les fréquences sont réparties sur huit octaves (de bas en haut). Un assemblage de feutre de formes simples, ou de petits objets produisent des rythmes, couvrant un champ de fréquences plus ou moins large en fonction de la zone recouverte. Plus un objet est sombre, plus fort est le son produit, etc.


Marta.




 


 

 


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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 13:08

Par Zakdoeken

« Nous sommes des musiciens et notre modèle est le son, pas la littérature; le son, pas les mathématiques ; le son, pas le théâtre, ni les arts plastiques, ni la théorie quantique, ni la géologie, ni l'astrologie, ni l'acupuncture. » - Gérard Grisey



A l’ouverture du Musée Pompidou, L’IRCAM avait été pensé comme le pôle fédérateur de ce complexe de l’art contemporain aux composantes multiples et éparses. Avec le festival Agora, c’est la mise en place d’une manifestation, ouverte au public, de cette recherche artistique qui reste méconnue qu’est celle de la musique comme « art contemporain ». Une musique sur la lignée du crirythme de Dufrêne (lettriste avec Isidor Isou et Affichiste, ayant participé à la construction du mouvement des Nouveaux Réalistes avec Restany), ou encore de toute la mouvance des musiques « expérimentales », donnant des installations et des performances au même titre que les arts plastiques, comme par exemple Christian KUBISH.

Un monde, à découvrir, dont peut être les plasticiens d’aujourd’hui peuvent s’inspirer, pour qu’effectivement, comme elle avait été pensée, la musique devienne fédératrice. 

Aujourd’hui émerge de plus en plus le mixage vidéo sur le modèle du mixage sonore, les DJ arrivent aussi dans le domaine de l’image, fonctionnent en solo ou s’associant à leurs collègues dont la pratique est plus populaire. Comme par exemple Chalimars, plus connu pour son personnage à la cagoule multicolore du canal +, mais qui dans les festival déchaîne ses vidéo sur la musique techno des DJ de musique ! Des performances de ce type sont à attendre et à voir au festival Agora : ma sélection dans ce domaine irait à Nox Boréalis à la maison de la Finlande !

Noëe LGM

Pour plus d’information :
http://agora2008.ircam.fr/



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